Portés par le In-Seine-Saint-Denis, marque de Territoire du Département, dans le cadre du Bel Été Populaire, Festif et Solidaire, ces lieux réuniront cuisines partagées et fermes urbaines pour faire découvrir, de la terre à l’assiette, une alimentation locale, de saison et accessible à toutes et tous, à travers des ateliers conviviaux et participatifs au plus près des habitant·es 🌱
Rendez-vous dans le jardin et la cuisine des Tranquilles, du 1er juillet au 31 août.
Le Lieu Tranquille a fait appel au collectif Arti/Chô pour l’aménagement de certains espaces, notamment pour la réalisation des meubles du Coworking, du bar, de l’escalier de l’Agora, et d’une partie de l’espace enfants. Ce partenariat avait déjà débuté en 2023, où le collectif avait pris en charge l’aménagement extérieur des jardins partagés et de la serre. William, Charlotte et Mathilde, trois membres du collectif Arti/Chô ont accepté de répondre à nos questions.
Le collectif Arti/Chô c’est quoi ?
Le collectif ARTI/CHÔ est une association devenue SCOP (Société coopérative et participative) qui développe une pratique collaborative qui s’organise autour de trois grands axes. D’abord, une implication complète dans les projets, de la conception à la construction. Ensuite, une démarche sobre et responsable en portant une attention particulière aux matériaux utilisés, en effet, le collectif met en avant une revalorisation du bois. Enfin, une pratique conviviale et ouverte. Le collectif navigue ainsi entre la vie d’atelier et le travail “au dehors”, avec des chantiers menés directement sur site, au plus près des lieux et de celles et ceux qui les vivent.
Comment le collectif Arti/Chô est-il intervenu au Lieu Tranquille ?
Le collectif Arti/Chô est intervenu au Lieu Tranquille une première fois en 2023 lors de la construction des jardins partagés et de la serre, puis une seconde fois en 2025 pour accompagner la création du lieu à travers la construction de la rambarde et de l’escalier intérieur, du bar et du mobilier du coworking. Dès les premières rencontres, leur approche s’est appuyée sur l’écoute des besoins des bénévoles afin d’imaginer des aménagements adaptés aux usages et à l’identité du lieu avec une attention portée aux matériaux et aux détails, ce qui a permis de créer des espaces à la fois fonctionnels, chaleureux et durables.
En quoi le chantier du Lieu Tranquille a été un atout pour le collectif Arti/Chô ?
Pour le collectif Arti/Chô, il a été intéressant de suivre l’avancée du lieu sur le long terme, ainsi que de travailler avec de nombreux.ses habitant.e.s bénévoles qui œuvrent dans leur quartier. Ils.elles ont eu la possibilité de suivre l’évolution du lieu sur plusieurs années. Le chantier du Lieu Tranquille a donc permis de s’investir localement dans un projet durable .
Quels sont les autres projets du collectif Arti/Chô ?
Une grande partie de leurs projets prennent place en Seine-Saint-Denis, notamment dans la ville de Noisy-le-Sec avec dernièrement la conception et fabrication d’un abris à vélo qui se prolonge en pergola, des tables et mobiliers hybrides dans des parcs. A Romainville, ils.elles ont meublé une partie d’un important bâtiment municipal. Enfin à Vitry-sur-Seine, ils.elles ont réalisé un embellissement des espaces communs d’un lycée en collaboration avec les lycéens. Le local et la proximité sont un réel atout pour le collectif. Cela permet de faire fonctionner l’économie locale et de soutenir le territoire.
Aujourd’hui, les aménagements réalisés avec le collectif Arti/Chô contribuent pleinement à l’identité et à la dynamique du Lieu Tranquille.
Un petit mot pour la fin ?
“C’est l’illustration même de la collaboration, du collectif et de la convivialité !”
Merci à William, Charlotte et Mathilde d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.
Merci au collectif Arti/Chô, à Prisca, Jérome, Samuel, Ambre, Charlotte, Louis, Léonard et tous les bénévoles des Tranquilles pour leurs implications du chantier participatif du Lieu Tranquille.
Les tiers-lieu mobiles sont les événements historiques des Tranquilles avant même la création du Lieu Tranquille, ce qui en fait des moments très attendus. Ces événements sont co-organisés avec les associations partenaires, et les habitants, avec le soutien de la ville de Noisy le Sec.
Ce samedi 6 juin Le square Stephenson en fête regroupait une dizaine d’association partenaires autour d’une programmation variée.
Des activités manuelles, commes le tricot, avec Les Tricoteuses de Rêvons la culture, les perles avec Roxane, habitante du quartier, mais également de la céramique avec l’association Studio Noudes, de la peinture avec L’atelier (C)ouvert. L’association La Sauge était également présente, pour faire du semis de tomates et d’aubergines.
Un espace était dédié aux initiations : tout d’abord la Capoeira avec Martial de l’association Mandinga, Amizade e Liberdade, puis le hip-hop avec la compagnie des Rats du navires.
Ledji d’Héritage Bellow a raconté des contes togolais, et la Fée C de Rêvons la culture a réjouit les amateurs et amatrices d’histoires avec de nouveaux personnages.
Le jeu était également au rendez-vous : les plus jeunes se sont régalés dans le château gonflable, et le bubble foot animés par l’association Jeunesse en action, et Sport Century proposait des jeux vidéo.
Pour se restaurer il y avait du choix, entre les crêpes des Tranquilles, et les délicieux gâteaux des assistantes maternelles d’AM Prunelle.
Cette journée s’est terminée en fanfare, avec les Texas Couscous qui ont mis une superbe ambiance en jouant des reprises de morceaux célèbres.
Le square Stephenson en fête a été une véritable réussite, un beau moment de partage, de fête et de convivialité.
Merci à toutes et tous pour votre présence, aux associations partenaires et aux bénévoles pour leur implication lors de cet événement incroyable, ainsi qu’aux services techniques de la ville qui nous ont apporté un appui essentiel !
Le tiers lieu mobile est un événement soutenu par Seine Saint Denis Habitat, Est-Ensemble et la ville de Noisy-le-Sec.
Tranquilles mais pailletés
« Tranquilles mais Pailletés »
Depuis le mois de janvier, le Lieu Tranquille accueille une fois par mois le foyer Orhan Ger et l’association Art en partage. Nous avons eu l’occasion de rencontrer Inès, qui a accepté de répondre à nos questions.
Orhan Ger est un foyer d’accueil de jour accueillant 27 adultes en situation de handicap mental. Situé à Noisy-le-Sec, il offre un cadre favorisant le développement des compétences sociales, de l’autonomie et de la participation à la vie collective. Dans le cadre de différents projets ils ont collaboré avec l’association Art en partage, notamment l’année dernière avec un thème autour de la céramique et cette année le projet tourne autour du textile. Ce projet de création de costumes, soutenu par toute l’équipe du foyer et porté par sept de ses résident.e.s, s’inscrit dans la continuité de ces objectifs, tout en favorisant l’expression personnelle et artistique.
Inès Farina est créatrice de costumes et artiste textile. Son travail repose sur la collecte : elle glane des matières textiles, des fragments vestimentaires et des résidus qu’elle assemble et transforme en silhouettes ou installations textiles. Elle les utilise comme vocabulaire pour produire des récits et des formes nouvelles, pour produire de nouvelles silhouettes et formes narratives. Sa pratique textile, entre ornement et débordement, devient un terrain instable fait de superpositions, de combinaisons de couleurs, de matières et de motifs. Les pièces changent alors de rôle, de statut et de valeur. Le vêtement n’a plus une fonction d’habillage : il devient actif, détourne les conventions et met en tension les usages. Il devient un espace où circulent encore des traces, des usages et des formes qui persistent.
L’association Art en Partage mène des actions en faveur de la démocratisation de la culture, de la transmission des savoirs et de l’éducation à l’image, dans le domaine des arts visuels et de la création contemporaine. A travers ses ateliers, expositions, visites, rencontres, elle contribue à favoriser l’accès à l’art pour tous.te.s, en particulier en dehors des lieux qui lui sont traditionnellement dévolus. Elle intervient notamment dans les écoles, EHPADs, espaces de proximités, maisons de quartiers… et accompagne des projets artistiques participatifs qui placent les habitant.es de Seine-Saint-Denis, en particulier celles et ceux des quartiers prioritaires, au cœur de sa démarche.
Et c’est quoi ce projet ?
Le projet gravite autour de la création de costumes en lien avec des œuvres d’arts et se termine par une exposition d’art contemporain au Lieu Tranquille. Il y a eu plusieurs phases ; dans un premier temps des expérimentations textile, puis un rapprochement avec des silhouettes. Enfin, c’est sur eux que les résidents imaginent leur création finale afin qu’ils puissent créer des pièces qui leur ressemblent, les représentent, et d’avoir un aspect de personnification du vêtement.
Pourquoi le costume ?
Selon Inès, le vêtement est une forme d’expression de soi qui est souvent réservée à un milieu élitiste. Elle voulait “éclater cette bulle” pour rendre accessible le vêtement pour tous et le sortir de son usage du quotidien, ce qui permet donc d’exprimer la personnalité des résidents. Ce qui est important pour Inès, car cela permet de sortir de cette image à laquelle nous sommes cantonnés et donc du vêtement pratico-pratique.
Pourquoi utiliser l’art ?
Ces projets et l’utilisation de l’art permettent de faire découvrir de nouvelles activités, développer le sens artistique des résidents. A travers la culture et l’art, le but est de créer un lien social, de l’humain et de la communication.
“Le lien social a été créé. Quand tu commences à créer un groupe, petit à petit on voit la création d’une jolie mini famille, ce qui est beau c’est l’expérience et le moment passé.”
Pourquoi le Lieu Tranquille ?
Le Lieu Tranquille était idéal, notamment grâce à sa proximité géographique, ce qui a permis de faire découvrir le lieu au résident, cela leur permet d’acquérir une autonomie, et par la suite de créer du lien social. Ils sortent et c’est une étape vers l’autonomie, la découverte des autres. “Les résidents ont vraiment apprécié le Lieu Tranquille”.
Un mot pour la fin ?
“C’était très chouette”
Merci à Inès d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.
Et rendez-vous lundi 1er juin à 14h pour le vernissage de l’exposition « Tranquilles mais pailletés », qui sera visible jusqu’au 29 juin au Lieu tranquille.
L’association apparente et Gaïa 93 au Lieu Tranquille
Le Lieu Tranquille a accueilli en résidence durant 3 jours l’association Apparente et le dispositif Gaïa 93 de l’association GAPAS, pour créer une œuvre collective sur le thème de l’ambiguïté des objets du quotidien. Daisy, metteuse en scène et porteuse de projet pour l’association Apparente, et Margot, coordinatrice culturelle du dispositif Gaïa, ont accepté de répondre à nos questions.
L’association Apparente c’est quoi ?
Daisy : C’est association qui réunit des projets comme celui-ci où des artistes pluridisciplinaires interviennent auprès de publics de structures sociales et médico-sociales et une compagnie de théâtre inclusive et engagée, qui veut mettre en avant la culture par tous et pour tous.
Et Gaïa 93 ?
Margot : C’est un dispositif de l’association GAPAS qui accompagne des adultes ayant un trouble du spectre autistique, qu’ils soient suivis dans des établissements ou bien à domicile.
Pourquoi faire ces résidences ?
Les résidences permettent à chacune et chacun de se réunir hors de leur domicile ou de l’établissement dans un milieu à la fois créatif et de sociabilisation. C’est un temps qui permet de mobiliser à la fois du créatif et du lien social.
C’est aussi un lieu où l’on apprend à connaître le groupe. Les personnes atteintes de TSA (Troubles du spectre autistique) ont un fonctionnement différent dans leurs ajustements, leur rapport au monde, leur sensibilité, leur sensorialité. Ces résidences sont donc un moyen d’apprendre à les connaître individuellement et donc de casser les possibles préjugés.
De plus, les résidences culturelles comme celle-ci ont aussi des effets thérapeutique, social, de psycho-motricité et de temps d’attention. Les séances sont adaptées en fonction du groupe, de son rythme et de ses envies accompagnés par Daisy.
Mais pourquoi avoir choisi la réalisation d’un projet culturel ?
Selon Daisy et Margot, la culture est un miroir de nos sociétés, le culturel influence l’opinion publique et permet donc aux personnes accompagnées d’avoir une place dans le milieu culturel. L’art crée des ponts entre médico-social et secteur créatif. L’art permet aussi de solliciter les divers talents et envies du public autour de plusieurs disciplines artistiques.
De plus, selon Daisy, “la culture permet de prendre la parole”, ce qui permet aux résidents de s’exprimer.
Pourquoi faire une résidence culturelle au Lieu Tranquille ?
Le Lieu Tranquille est un tiers-lieu autonomie et est donc parfaitement dans la cible de ce type de projet. De plus, les résidents venant tous de la Seine Saint-Denis, la localisation du lieu est très confortable autant pour les intervenants que pour les résidents.
Un mot de fin ?
“Merci de nous accueillir, on s’y sent bien et on n’a pas la sensation de déranger !”
Merci à Daisy et Margot d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.
A l’occasion de la 2e édition de la journée Tous au compost au Lieu Tranquille ( 34 rue Moissan à Noisy-le-Sec) , nous avons pu recevoir Charlotte de l’association DM compost qui a animé un super atelier et qui a accepté de répondre à nos questions.
Tous au compost c’est quoi ?
Tous au compost est un événement national organisé par le RCC (Réseau Compost Citoyen) qui veut mettre en avant la prévention et la gestion de proximité des biodéchets notamment grâce au compostage. A quoi cela sert ? Où peut-on en faire? Quels sont les avantages ? De nombreuses questions et réponses permettent de déconstruire les idées reçues sur le sujet.
Faire de la prévention et la gestion de proximité c’est sensibiliser aux pratiques anti-gaspillage, au tri mais aussi c’est valoriser les déchets organiques.
Et le compost ça sert à quoi ?
Le compost est à la fois un moyen de valoriser les déchets organiques mais aussi un outil pédagogique qui crée des ressources pour les jardins. Tous au compost n’est pas le seul événement organisé par le RCC, en novembre, ils organisent aussi le Sol Vivant, qui met en avant les bienfaits du compost notamment par rapport à la fertilité du sol.
Et au Lieu Tranquille, que fait-on ?
Charlotte a animé un atelier fabrication de tamis pour le compost avec 3 tailles de tamis différentes pour faire de la poudre de compost plus ou moins fines. La poudre la plus fine sert à faire des semis pour les jardins partagés.
De plus, les 3 bacs de compost qui se trouvent au Lieu Tranquille permettent de voir toutes les étapes de de la décomposition des biodéchets.
C’est toute la chaîne de production de déchets qui est à l’œuvre dans le Lieu tranquille puisque du déchet organique issus de la cuisine en passant par le composteur puis l’apport du compost reversé dans la terre des jardins partagés… la valorisation des biodéchets est complète.
Un mot pour la fin ?
Le lieu Tranquille est labellisé Composteur de quartier aussi vous pouvez venir déposer vos biodéchets tous les jours dans nos bacs du Lundi au Samedi de 9h à 20h. 34 rue Moissan , Noisy-le-Sec.
Merci à Charlotte d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.
Le coworking est ouvert !
Notre espace de coworking est enfin ouvert !
Pour les télétravailleurs.euses en manque de place, coworker.euses, indépendant.es, nous n’attendons que vous !
Nous vous proposons une offre de location d’espaces (bureaux équipés, salle de réunion 12 places avec visioconférence, bureaux partagés, machine à café et convivialité…).
Que vous soyez professionnel.le, particulier, associations ou salariés.
Tarif Adhérent (10 euros/an) : 8€ la demie- journée /12€ la journée
Tarifs dégressifs à la semaine et au mois.
Ouvert du lundi au vendredi de 8h à 22h.
Situé au sein du tiers-lieu tranquille, l’espace de coworking dispose aussi d’un jardin, d’u bar, d’une salle de concert…. un lieu de travail inspirant, situé à Noisy le Sec, ( 34 rue Moissan). Le tiers-lieu propose des espaces modulables pour travailler, animer des réunions, organiser des séminaires. 200m2 répartis en plusieurs espaces équipés, un café associatif, des bureaux partagés.
Contact pour privatiser le lieu : retienne@lestranquilles.fr.
Depuis l’ouverture de notre espace coworking nous avons déjà des coworkers, et notamment Emilie qui a accepté de répondre à nos questions.
Emilie est interprète LSF (langue des signes française) mais réalise actuellement une thèse en sociologie sur la place des interprètes LSF face à l’accessibilité de la justice. Le coworking du Lieu Tranquille est pour elle un réel avantage dans la rédaction de sa thèse.
“Depuis qu’il y a des travaux chez moi, je travaille au coworking c’est vraiment top”
Pour elle, travailler dans un coworking est un véritable atout car il y a une ambiance studieuse ce qui l’a pousse à vraiment rester concentré mais que cela reste plus convivial qu’une bibliothèque universitaire très codifiée. De plus elle met en avant l’aspect pratique géographique et que c’est avant tout un lieu de vie avec notamment le café et l’extérieur.
Le petit plus…
L’espace de travail a entièrement été designé par le collectif Arti/Chô.
Leur approche s’est appuyée sur l’écoute des besoins des coworkers et des bénévoles de l’association afin d’imaginer des aménagements adaptés aux usages et à l’identité du lieu avec une attention portée aux matériaux de réemploi et aux détails, ce qui a permis de créer des espaces à la fois fonctionnels, chaleureux et durables.
Son petit mot de fin ?
Félicitations à tous ceux qui ont eu le courage de lancer ce lieu, c’est attractif pour la ville, c’est convivial, c’est une respiration !
Distribution alimentaire au Lieu Tranquille
Le Lieu Tranquille accueille plusieurs fois par semaine des distributions alimentaires, notamment des paniers de légumes avec Les Comptoirs de l’Est, l’AMAP Les Cœurs d’Artichauts, mais aussi avec Kelbongoo. Au-delà de l’approvisionnement, ces temps de distribution sont aussi des moments de rencontre, d’échange et de mise en lien autour d’une alimentation plus durable.
Des circuits courts qui ont du sens
Depuis 2021, Brigitte est présidente des Comptoirs de l’Est, une association qu’elle a co-créée en 2019. Son parcours professionnel dans le secteur de la santé l’a sensibilisée aux enjeux de l’alimentation, notamment à la nécessité de proposer des produits sains, durables et accessibles.
« Nous voulons soutenir les petits agriculteurs partenaires tout en gardant une accessibilité financière pour les adhérents. »
Les Comptoirs de l’Est reposent sur un principe de groupement d’achat solidaire. Les paniers de fruits et légumes bio sont distribués toutes les deux semaines, mais l’association propose aussi d’autres produits comme des laitages, de la viande, de la farine, de la crème, de l’huile d’olive ou encore des agrumes. Les produits sont vendus à prix coûtant afin de rester accessibles.
Bérengère, présidente de l’AMAP Coeurs d’Artichauts, depuis trois ans, a rejoint l’association en 2019, au moment de son installation à Noisy-le-Sec. Pour elle, l’AMAP permet d’avoir accès à des produits locaux, bio, de qualité, avec un bon rapport qualité-prix.
« Faire partie d’une AMAP, c’est la possibilité d’avoir accès à des produits locaux, bio, dont on connaît la provenance et la qualité. »
L’AMAP, créée en 2009, met en lien des producteurs d’Île-de-France et des consommateurs engagés pour une année complète. Les adhérents achètent ainsi une part de la production, ce qui permet de soutenir les agriculteurs dans la durée. Fruits, légumes, fromage ou pain : la diversité des produits reflète cette volonté de proposer une alimentation variée et de saison.
Ces deux associations défendent une même idée : bien manger, soutenir les producteurs, et rendre ces produits accessibles au plus grand nombre.
Une distribution qui crée du lien
Au-delà des produits, les Brigitte et Bérengère insistent sur la dimension sociale de leurs activités. Pour Brigitte, les distributions sont aussi des moments de convivialité.
« J’ai pu y rencontrer des gens avec les mêmes valeurs, les mêmes convictions et me créer un réseau dans le domaine. »
Elle souligne que les échanges pendant les distributions, comme lors des autres événements organisés par l’association, permettent de créer du lien entre les personnes. Le marché des producteurs, le festival Alimenterre, la fresque biodiversité et alimentaire ou encore les 48h d’agriculture urbaine participent aussi à ce collectif dynamique.
Bérengère insiste elle aussi sur cette dimension relationnelle :
« Tu manges la même chose, tu discutes avec les autres adhérents quand tu viens récupérer ton panier. »
L’AMAP ne se limite donc pas à une simple commande alimentaire : elle crée aussi du collectif. En venant chercher leur panier, les adhérents se croisent, échangent, partagent des valeurs communes et donnent du sens à leur engagement.
La distribution devient un espace de sociabilité, où les habitants se rencontrent autour d’un projet commun.
Des parcours différents, une même logique
Brigitte rappelle toutefois un point de vigilance : malgré leur ouverture, ces dispositifs attirent surtout des personnes déjà sensibilisées aux questions alimentaires.
« Les adhérents et personnes qui bénéficient des paniers solidaires sont des gens déjà convaincus par l’importance d’une alimentation saine. »
Le manque de mixité reste donc un enjeu. Mais dans le même temps, l’intérêt pour ces initiatives ne cesse de croître. Brigitte note que les adhérents sont de plus en plus nombreux et demandeurs, signe qu’il existe à Noisy une vraie attente autour d’une offre bio et locale.
De son côté, Bérengère défend une logique similaire : s’engager dans une AMAP, c’est aussi faire un choix cohérent avec ses valeurs.
« L’engagement, ça fait sens dans ta vie ! »
Le parcours d’un produit
L’agrume des Comptoirs de l’Est naît en Espagne, près de Valence, chez un petit producteur bio. Il voyage ensuite jusqu’à Montreuil avec les commandes d’autres distributeurs, avant d’être récupéré par les Comptoirs de l’Est puis redistribué au Lieu Tranquille. Les adhérents peuvent alors le transformer en jus, en dessert ou en simple fruit du quotidien.
La carotte de l’AMAP suit un autre chemin. Au mois d’avril, l’agriculteur sème les graines. Pendant plusieurs mois, il les arrose et les transplante à mesure qu’elles grandissent. À l’automne, les carottes sont réalisées, puis intégrées aux paniers des adhérents.
Derrière chaque panier, il y a un cycle de production complet, des savoir-faire agricoles, et une attention portée à la saisonnalité. Le produit n’est pas anonyme : son origine, son trajet et son mode de culture font partie de l’expérience.
Les adhérents racontent
Laurent, adhérent aux Comptoirs de l’Est depuis deux ans, résume bien l’intérêt du projet :
« Avoir accès à des produits bio en circuit court, tout cela à des prix intéressants. On peut choisir ce qu’on achète, donc on le consomme. »
Pour lui, les Comptoirs de l’Est apportent également de l’animation à Noisy et créent des rencontres autour d’un projet commun.
Anaïs, co-créatrice du projet, insiste elle aussi sur ce double rôle :
« Créer des liens solides, que ce soit vis-à-vis des producteurs mais aussi entre adhérents. »
Léa, adhérente de l’AMAP des Cœurs d’Artichauts depuis deux ans, partage cette vision :
« Soutenir l’économie locale et les producteurs, tout en mangeant mieux. »
Pour elle, l’AMAP permet également de créer du lien social localement, dans une logique de cohérence avec ses valeurs.
Vers une alimentation de proximité
Les Comptoirs de l’Est, l’AMAP Les Cœurs d’Artichauts et Kelbongoo démontrent qu’une distribution alimentaire peut être bien plus qu’un simple point de retrait. Elle peut devenir un lieu d’échange, d’entraide et de construction collective.
Merci à Brigitte, Bérengère, Laurent, Anaïs et Léa d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.
Plus d’informations :
Les Comptoirs de l’Est : distributions un mercredi sur deux de 17h à 19h et un samedi par mois de 12h30 à 13h30.
Kelbongoo : distribution les jeudis de 17h à 18h.
AMAP Les Cœurs d’Artichauts : distribution les jeudis de 17h30 à 20h30.
Activité phyique adaptée au Lieu Tranquille
Depuis le début du mois de février, le Lieu Tranquille accueille deux fois par semaine des ateliers d’activité physique adaptée (APA), à destination des publics séniors.
Cette activité se décline en un module de 24 séances réparti sur 12 semaines, avec une séance d’activité physique adaptée par semaine et une autre séance consacrée à la nutrition, la mémoire ou l’ergothérapie. Armand, qui anime l’atelier d’activité physique adaptée, et Marie-Hélène, une des participantes, ont accepté de répondre à quelques questions.
Armand, 24 ans, suit actuellement sa dernière année de Master APAS (Activité Physique Adaptée et Santé) et effectue son stage de fin d’études au sein de l’association AS mouvement qui coordonne ces ateliers.
Il adapte son atelier en fonction du niveau de son public et propose des modules autour de l’équilibre, de la mémoire et du renforcement musculaire.
Armand explique que toute l’évolution de notre corps repose sur l’activité physique, la nutrition et le sommeil et donc, que combiné nutrition et activité physique, a une vraie logique dans l’accompagnement de nos séniors.
Cependant les progrès sur la motricité ne sont pas les seuls que Armand a souhaité mettre en avant. En effet il a rappelé “l’épidémie de solitude” à laquelle nous faisons face de nos jours, couplée à la sédentarité des individus. Il voit donc ces ateliers à la fois comme un moment sportif, mais surtout comme un moment humain et de création de lien social.
“Je finis mon cours à 15h mais je ne suis jamais parti à 15h”
Il met en avant lesdiscussions, le partage entre les participants avant, pendant et après son atelier. Il voit vraiment que la curiosité des uns et des autres amène à la fois discussions et propositions de sorties, ce qui crée un réel lien entre les participants. Ces ateliers touchent donc bien plus que le physique, mais aussi et surtout l’humain et le social.
Son petit mot de la fin ? Le Lieu Tranquille est un beau geste, un lieu intergénérationnel, c’est vaste, c’est varié, c’est accessible, c’est beau.
Marie-Hélène, qui suit les ateliers et fréquente occasionnellement le lieu, a accepté de répondre à nos questions.
L’atelier Activité physique adaptée au Lieu Tranquille n’est pas le premier auquel elle participe. En effet, une partie du groupe avait déjà assisté à un atelier « Bienvenue à la retraite », et c’est suite à cet atelier que les participants ont souhaité continuer à bénéficier des ateliers proposés au Lieu Tranquille.
A travers ces ateliers, Marie-Hélène cherche à « pouvoir bouger pour se sentir bien dans son corps » et ces ateliers lui permettent de lui « donner un rythme dans son activité physique, de la motiver mais aussi à créer du lien social ».
En effet, elle met en avant le fait que le groupe est dynamique et que ces ateliers sont donc pour elle avant tout un moment convivial. Des liens se sont créés entre les participants, avec la création d’un groupe Whatsapp, des échanges d’informations ou bien encore des cafés pris en groupe. Elle est contente de retrouver ce petit groupe toutes les semaines et selon elle, l’animateur n’y est pas pour rien ! Marie-Hélène appuie sur le fait que la sympathie d’Armand joue sur la dynamique de groupe et sur l’ambiance des séances.
Son petit mot de la fin ? C’est génial, ce sont des ateliers accessibles financièrement et géographiquement qui lui permettent de se sentir plus libre et plus capable, tout ça dans la convivialité et le partage.
Merci à Armand et Marie-Hélène d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.
Deux nouvelles pergolas au Lieu Tranquille !
Mercredi 11 et jeudi 12 mars, le Lieu Tranquille a accueilli quinze élèves de l’école Être afin de réaliser deux pergolas végétalisées en prévision des beaux jours.
L’école Être est une école spécialisée dans l’insertion professionnelle des jeunes avec l’ambition de leur proposer un apprentissage concret et collectif des métiers de la transition écologique. Les écoles Être a pour principale mission de valoriser les parcours des apprentis afin de mettre en avant ces métiers porteurs de sens.
Ces deux nouvelles constructions vont permettre de vous offrir plusieurs zones ombragées dans la cour du Lieu Tranquille pour les beaux jours à venir. C’est aussi l’occasion de végétaliser un nouvel espace à Noisy.